L’hépatite B chez la femme est une infection virale qui touche le foie et peut entraîner de graves complications si elle n’est pas diagnostiquée et prise en charge à temps. Cette maladie sexuellement transmissible (MST) est souvent silencieuse, ce qui retarde le dépistage et favorise sa propagation. Chez les femmes, les enjeux sont multiples : santé personnelle, risques pendant la grossesse, transmission au partenaire ou à l’enfant, etc. Cette page vous aide à mieux comprendre l’hépatite B chez la femme : comment elle se manifeste, comment elle se transmet, quels sont les risques spécifiques, les moyens de dépistage et les traitements disponibles.
L’hépatite B est causée par le virus VHB (Virus de l’Hépatite B). Ce virus s’attaque aux cellules du foie, provoquant une inflammation qui peut être aiguë ou chronique. La transmission se fait principalement par voie sexuelle, sanguine ou périnatale. Le virus est particulièrement résistant à l’extérieur du corps, ce qui en fait l’un des virus les plus contagieux.
Les voies de transmission de l’hépatite B sont les mêmes pour les deux sexes, mais certaines situations concernent plus spécifiquement les femmes.
La majorité des femmes infectées ne présentent aucun symptôme au début. Cela rend le dépistage crucial, surtout chez les femmes enceintes ou en âge de procréer. Lorsque des symptômes apparaissent, ils peuvent inclure :
Ces signes peuvent être confondus avec d’autres affections (grippe, stress, troubles digestifs), d’où l’importance de consulter un médecin et de réaliser une prise de sang en cas de doute.
Lorsque l’hépatite B devient chronique, elle peut entraîner des complications hépatiques sévères :
L’un des risques majeurs de l’hépatite B chez la femme est la transmission mère-enfant lors de l’accouchement. Si la mère est porteuse du virus, son nouveau-né doit recevoir une injection d’immunoglobulines anti-VHB ainsi que la première dose de vaccin dans les 12 heures suivant la naissance. Sans cette précaution, le risque de transmission est de 90 %.
Le dépistage est réalisé par une prise de sang, qui permet de détecter :
Le traitement dépend du stade et de la forme de l’infection.
Dans la majorité des cas, l’infection disparaît spontanément. Le traitement repose sur le repos, l’hydratation et la surveillance médicale. Les médicaments antiviraux ne sont pas systématiquement utilisés.
Des antiviraux peuvent être prescrits pour freiner la réplication du virus et protéger le foie :
Ces traitements sont compatibles avec la grossesse dans certains cas, mais un suivi spécifique est nécessaire. La décision dépendra du stade de la maladie, de la charge virale et du désir de grossesse.
Le vaccin contre l’hépatite B est sûr, efficace et recommandé pour :
Le schéma vaccinal standard comprend 3 doses : à 0, 1 et 6 mois. Une protection est acquise dès la 2e dose dans 90 % des cas.
Une femme porteuse de l’hépatite B peut mener une vie normale à condition de :
Il est tout à fait possible d’avoir un enfant en étant porteuse du virus, à condition de bénéficier d’un suivi médical rigoureux. Les traitements sont adaptés pour éviter la transmission au fœtus, et le nouveau-né peut être vacciné dès la naissance. La césarienne n’est pas systématiquement recommandée, mais elle peut être envisagée selon la charge virale.
L’hépatite B chez la femme est une infection qui peut être évitée grâce à la vaccination et au dépistage précoce. Bien que souvent silencieuse, elle peut avoir de lourdes conséquences sur la santé féminine, la fertilité, la grossesse et la vie familiale. En cas de doute ou d’exposition à un facteur de risque, il est essentiel de consulter un professionnel de santé. Le dépistage est simple, rapide et disponible dans les laboratoires Eurofins partout en France, avec ou sans ordonnance. Préserver sa santé hépatique, c’est aussi protéger ses proches.
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