Octobre Rose : l’autopalpation des seins, un geste pour mieux prévenir le cancer du sein
Un changement dans la poitrine peut parfois passer inaperçu. Pourtant, connaître l’aspect et la consistance habituels de ses seins permet d’être plus attentive à une modification inhabituelle.
À l’occasion d’Octobre Rose, nous vous expliquons comment pratiquer l’autopalpation, quels signes doivent vous alerter et pourquoi ce geste ne remplace pas le dépistage médical. Nous vous proposons également un quiz vidéo pour tester vos connaissances et mieux comprendre le cancer du sein, ses facteurs de risque et l’importance du dépistage.
Pourquoi connaître sa poitrine est important ?
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme : 1 femme sur 8 y sera confrontée au cours de sa vie. Certains signes doivent alerter : apparition d’une grosseur/masse, une modification de la forme du sein, de la peau ou du mamelon, un écoulement inhabituel, ou encore des ganglions sous les aisselles, les clavicules et au niveau du sternum.
L’objectif de l’autopalpation n’est pas de poser soi-même un diagnostic, mais de mieux connaître son corps, de repérer un changement inhabituel et de consulter un professionnel de santé pour améliorer la prise en charge.
Comment pratiquer l’autopalpation des seins ?
1) Observer
Devant un miroir, observez vos seins avec les bras le long du corps puis levés. Soyez attentive à une modification récente :
- de la forme ou du volume du sein ;
- de la peau : rougeur persistante, épaississement, creux ou aspect « peau d’orange » ;
- du mamelon : rétraction ou changement inhabituel ;
- à un écoulement spontané, notamment s’il est sanglant.
Une modification ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer. De nombreuses anomalies mammaires sont bénignes. En revanche, tout changement nouveau ou persistant doit être signalé à un professionnel de santé.
2) Palper
Avec la pulpe des trois doigts du milieu, palpez doucement l’ensemble du sein en effectuant de petits mouvements circulaires. Pour ne pas oublier de zone, vous pouvez progresser méthodiquement :
- de haut en bas ;
- de l’intérieur vers l’extérieur ;
- sur l’ensemble du sein ;
- jusqu’à la zone située vers l’aisselle, les clavicules et le sternum.
Vous pouvez réaliser cette palpation sous la douche, devant un miroir ou allongée : choisissez la position dans laquelle vous êtes le plus à l’aise.
3) Examiner également les aisselles, clavicules, sternum
Pensez à palper doucement la zone des aisselles, des clavicules et du sternum afin de repérer une éventuelle grosseur ou modification inhabituelle.
Là encore, une grosseur n’est pas synonyme de cancer. Seul un professionnel de santé pourra l’évaluer et déterminer si des examens complémentaires sont nécessaires.
Quels signes doivent amener à consulter ?
Consultez votre médecin, sage-femme ou professionnel de santé si vous constatez notamment :
- une nouvelle boule ou une zone plus dure dans le sein ;
- un épaississement inhabituel ;
- une modification récente de la forme ou du volume du sein ;
- une rétraction de la peau ou du mamelon ;
- une modification persistante de la peau ;
- un écoulement inhabituel du mamelon, notamment sanglant ;
- une grosseur au niveau de l’aisselle, des clavicules et du sternum
En cas de changement inhabituel, ne restez pas dans le doute : demandez un avis médical.
Il est important de le rappeler : l’autopalpation ne permet pas de détecter tous les cancers du sein et ne remplace pas le dépistage recommandé.
En France, le suivi dépend notamment de l’âge et du niveau de risque. Pour les femmes de 50 à 74 ans présentant un risque moyen, le programme national de dépistage organisé repose notamment sur une mammographie tous les deux ans, associée à un examen clinique.
La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande également un examen clinique des seins au moins une fois par an à partir de 25 ans, réalisé par un professionnel de santé. Les femmes présentant des facteurs de risque particuliers peuvent bénéficier d’un suivi spécifique.
Octobre Rose : et après ?
Octobre Rose est l’occasion de rappeler les bons réflexes, mais la prévention du cancer du sein ne se limite pas au mois d’octobre.
Observer, connaître, consulter et se faire dépister lorsque cela est recommandé : autant de gestes qui participent à une meilleure prise en charge de sa santé.
À l’occasion d’Octobre Rose, nos équipes se mobilisent pour contribuer à la sensibilisation au cancer du sein et à l’importance du dépistage.
Si vous avez une question ou une inquiétude concernant votre santé, n’hésitez pas à en parler à votre professionnel de santé. Votre médecin pourra vous orienter vers les examens et le suivi adaptés à votre situation.
Sources médicales
- Haute Autorité de Santé (HAS) – Dépistage du cancer du sein en France : identification des femmes à haut risque et modalités de dépistage.
- Haute Autorité de Santé (HAS) – Dépistage et prévention du cancer du sein.
- Institut national du cancer (INCa) – Informations sur le dépistage du cancer du sein.
- Organisation mondiale de la Santé (OMS) – Cancer du sein.
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