Septembre Turquoise : parlons des cancers gynécologiques
Chaque année, Septembre Turquoise est l’occasion de sensibiliser les femmes aux cancers gynécologiques. Cette campagne vise à mieux faire connaître ces cancers, leurs symptômes et l’importance d’un suivi médical régulier.
Les cancers gynécologiques concernent les organes de l’appareil reproducteur féminin. Ils peuvent toucher des femmes à différents âges et sont parfois asymptomatiques aux premiers stades.
S’informer, rester attentive aux changements inhabituels et effectuer les examens de suivi recommandés sont des gestes essentiels pour préserver sa santé. Parce que mieux connaître les signes, c’est aussi mieux prendre soin de soi.
Quels sont les différents cancers gynécologiques ?
Les principaux cancers gynécologiques sont :
- Le cancer du col de l’utérus, qui est notamment lié à une infection persistante par certains papillomavirus humains (HPV). Il fait l’objet d’un programme national de dépistage organisé chez les femmes de 25 à 65 ans.
- Le cancer de l’endomètre (ou cancer du corps de l’utérus), qui survient principalement après la ménopause.
- Le cancer de l’ovaire, qui peut être difficile à détecter précocement car ses symptômes sont parfois discrets ou peu spécifiques.
- Le cancer de la vulve.
- Le cancer du vagin, plus rare.
Ces cancers sont différents les uns des autres : leurs facteurs de risque, leurs symptômes et leurs modalités de diagnostic ne sont pas les mêmes.
Quels symptômes doivent alerter ?
Certains cancers gynécologiques peuvent évoluer sans symptôme évident au début. Il est donc important de ne pas attendre l’apparition de signes pour effectuer les dépistages recommandés.
Certains symptômes doivent néanmoins conduire à consulter un professionnel de santé, notamment lorsqu’ils sont inhabituels, persistants ou apparaissent après la ménopause :
- des saignements vaginaux inhabituels, entre les règles, après les rapports ou après la ménopause ;
- des douleurs pelviennes ou abdominales persistantes ;
- des pertes vaginales inhabituelles ;
- des douleurs pendant les rapports ;
- une sensation de gonflement ou de pesanteur abdominale ;
- des troubles urinaires ou digestifs inhabituels et persistants ;
- une modification inhabituelle de la vulve.
La présence de ces symptômes ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer. Ils peuvent avoir de nombreuses autres causes. En revanche, ils justifient une consultation afin d’en rechercher l’origine.
Comment diagnostiquer un cancer gynécologique ?
Le diagnostic dépend de l’organe concerné et des symptômes. Il peut notamment s’appuyer sur :
Un examen clinique et gynécologique, réalisé par un médecin, une sage-femme ou un autre professionnel de santé.
Des examens d’imagerie, comme une échographie, une IRM ou un scanner, selon la situation.
Des analyses biologiques, qui peuvent contribuer au diagnostic ou au suivi dans certaines situations.
Un prélèvement ou une biopsie, permettant d’analyser des cellules ou des tissus afin de rechercher d'éventuelles anomalies.
Le cas particulier du cancer du col de l’utérus
Le cancer du col de l’utérus bénéficie d’un dépistage organisé de 25 à 65 ans.
Le dépistage repose sur un prélèvement au niveau du col de l’utérus. Selon l’âge, l’examen recherche soit des anomalies cellulaires (examen cytologique), soit la présence d’un HPV à haut risque, responsable de la majorité des cancers du col de l’utérus.
Entre 25 et 29 ans, le dépistage repose sur l’examen cytologique, avec deux premiers examens réalisés à un an d’intervalle puis, s’ils sont normaux, tous les trois ans.
De 30 à 65 ans, le test HPV est privilégié et est réalisé tous les cinq ans lorsque le résultat est négatif, selon les recommandations en vigueur.
Le dépistage permet notamment de détecter des lésions précancéreuses avant qu’elles n’évoluent éventuellement vers un cancer. Un résultat positif au test HPV ou un résultat cytologique anormal ne signifie pas que vous avez un cancer : des examens complémentaires peuvent être nécessaires pour préciser le diagnostic.
Où réaliser son dépistage ?
Pour être accompagnée dans votre démarche, vous pouvez vous adresser à votre médecin, gynécologue ou sage-femme.
Le dépistage du cancer du col de l’utérus peut également être réalisé, sur prescription médicale, dans un laboratoire de biologie médicale.
Vous avez une prescription ou vous souhaitez vous renseigner sur le dépistage ? Contactez ou rendez-vous dans l’un de nos laboratoires Eurofins.
En septembre, prenons soin de notre santé !
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